La FPF de retour sur la scène communautaire

La FPF de retour sur la scène communautaire

Fin novembre, la Fédération provinciale des Fransaskoises (FPF) a lancé un appel d’œuvre afin de publier un fanzine féminin en mars 2021. Longtemps mise en veilleuse faute de financement et de personnel entre 2013 et 2018, l’organisation féminine se montre de plus en plus dynamique et visible ces derniers temps.

La FPF n’est pas prête à jeter l’éponge. Bien au contraire, l’organisme fransaskois, qui se veut être un regroupement des femmes francophones en Saskatchewan, continue d’initier projets et événements depuis son retour sur la scène communautaire il y a deux ans. Et ce, malgré une certaine fragilité financière dont pâtissent la plupart des organismes fransaskois.

L’organisation a donc lancé à la fin du mois de novembre un appel d’œuvre pour la conception d’un fanzine (un magazine de fans) intitulé Les voisines, dédié aux Fransaskoises, et qui sera publié en mars 2021.

L’idée derrière ce projet artistique est d’offrir un espace d’expression, libre et sans préjugés, aux femmes et aux personnes francophones qui s’identifient au genre féminin en Saskatchewan pour parler de leurs réalités et raconter leur vécu à travers des créations différentes.

« Le nom de la zine, Les voisines, est un jeu de mots et un clin d’œil aux regroupements de femmes voisines qui se rencontraient pour parler de leurs réalités autour d’une tasse de thé au début du mouvement féministe des années 60-70. Les voisines, c’est la zine des voix fransaskoises – Voix/Zine », peut-on lire dans la présentation de l’appel d’œuvre dont la date limite est fixée au 29 janvier 2021.

Voix fransaskoises

Photos, dessins, articles, recettes, poèmes, paroles de chanson, ou encore croquis sont autant d’exemples de contributions attendues par la FPF pour le projet. « Le projet de Zine vient remplacer le Shack des femmes que la FPF avait l’habitude d’organiser auparavant dans le cadre de la Fête fransaskoise. Il s’inspire d’une culture de niche et sera vendu à un prix modique », explique Émilie Lebel, coordinatrice de la programmation de la FPF.

La sortie de la publication au mois de mars n’est pas au hasard puisque la période est prisée par les organisations féministes dans le monde entier pour marquer la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars. « Nous avons également prévu des activités virtuelles simultanées dans différentes régions de la Saskatchewan pour souligner la journée du 8 mars », ajoute Émilie Lebel.

Plusieurs projets en cours

Pas plus tard que le mois dernier, la FPF a organisé un événement virtuel de ressourcement en fin de semaine et a annoncé avec ses partenaires un programme d’appels amicaux pour les personnes âgées et aidantes.

Il faut dire que l’effervescence que connaît l’organisme récemment tranche avec l’inactivité d’antan, lorsque l’organisme pouvait à peine assurer son existence en organisant les réunions du conseil d’administration et l’assemblée générale en marge d’événements tenus par d’autres organismes fransaskois durant la période 2013-2018.

La relance d’activités et le recrutement d’employées ont été rendus possibles grâce à un financement de Condition féminine Canada autour du dossier des personnes aidantes durant l’été 2018. L’organisation présidée par Stéphanie Gaudet promet de continuer sur la même lancée des derniers mois en recherchant de nouveaux financements en 2021.

En outre, la FPF ambitionne d’attirer plus de jeunes femmes et de nouvelles arrivantes dans ses rangs, tout en diversifiant les projets et les catégories féminines ciblées. Une ambition de taille qui donnera certainement du fil à retordre à ses deux salariées.

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